Nkotronic, l’IA africaine qui révolutionne les langues du continent

Dans un monde où l’intelligence artificielle (IA) est dominée par les géants technologiques occidentaux, un projet innovant émerge d’Afrique pour redonner la parole aux langues locales.

IA Africaine Nkotronic

Nkotronic, développé par le visionnaire Yomari Tatymori, est la première IA capable de maîtriser parfaitement le Nko, une langue standardisée qui unit les peuples Mandé à travers l’Afrique de l’Ouest. Ce outil révolutionnaire, déjà opérationnel à 99 %, promet de combler les lacunes des systèmes comme Google Translate, qui peinent à comprendre la richesse grammaticale et culturelle des langues africaines.

Le créateur et le contexte du projet

Yomari, originaire d’un milieu mêlant mathématiques et édition, a entamé ce projet après avoir constaté les erreurs récurrentes des IA existantes. « Google a ajouté le Nko à ses langues en 2024, mais ils l’ont traité comme un simple alphabet, ignorant sa grammaire complexe et son rôle unificateur », explique-t-il dans une vidéo récente. Frustré par l’absence de réponses à ses signalements répétés, y compris des comités universitaires en Guinée et au Mali, il a décidé de créer sa propre solution. En se levant à 3 heures du matin pendant des mois, Yomari a programmé Nkotronic de zéro, en convertissant les règles linguistiques du Nko en équations informatiques et en intégrant un vaste lexique de 50 000 mots.

Les fonctionnalités innovantes de Nkotronic

Les fonctionnalités de Nkotronic impressionnent par leur précision : compréhension à quasi 100 % de la grammaire, syntaxe, orthographe et vocabulaire du Nko ; traduction bidirectionnelle avec le français ; réponses conversationnelles sur des sujets variés, du quotidien aux connaissances obscures ; et même des thèmes visuels personnalisables, comme un mode « Matrix » avec code défilant. Contrairement aux IA occidentales, Nkotronic respecte les nuances culturelles, évitant les approximations qui déforment l’essence des langues africaines. « Le Nko n’est pas juste une écriture, c’est une ‘grand-mère’ linguistique qui unit des dialectes comme le bamanankan ou le maninkakan », souligne Yomari, en référence à sa structure unificatrice pour des millions de locuteurs.

Financement et campagne de crowdfunding

Mais pour passer à l’étape suivante, un entraînement fin (fine-tuning) qui rendra les dialogues plus fluides, des fonds sont nécessaires. Estimé à au moins 6 000 euros, ce processus doit être renouvelé périodiquement pour maintenir la robustesse de l’IA. C’est pourquoi Yomari a lancé une campagne de crowdfunding sur la plateforme Le Pot Commun. « L’Afrique ne peut pas se permettre d’être en retard dans l’IA, surtout face aux investissements massifs en technologies militaires ailleurs », alerte-t-il, appelant à une autonomie continentale pour éviter la dépendance.

L’impact potentiel sur l’Afrique et au-delà

Ce projet s’inscrit dans une vague plus large d’initiatives africaines en IA linguistique, comme les efforts de startups nigérianes (Intron, N-ATLAS) ou sud-africaines (Lelapa AI), qui visent à intégrer des langues comme le yoruba, haoussa, isiZulu ou kikuyu. Avec plus de 2 000 langues sur le continent, Nkotronic pourrait ouvrir la voie à une numérisation massive des savoirs africains, de la traduction automatique à l’intégration dans des outils modernes comme les drones ou les applications éducatives.

Comment soutenir Nkotronic

Pour soutenir cette innovation et contribuer à la préservation des langues africaines, rendez-vous sur la cagnotte :

Des dons en euros ou en cryptomonnaies sont possibles, et Yomari invite à le contacter directement pour des partenariats. En appuyant Nkotronic, c’est non seulement une IA que l’on finance, mais un pas vers une Afrique technologiquement souveraine.

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